vendredi , 23 août 2019

Kadhafi réaffirme qu’il ne quittera pas la Libye

Quatre-vingt minutes. C’estle temps qu’il a fallu à Mouammar Kadhafi pour répéter, dans la nuit de vendredi à samedi, qu’il ne renoncerait pas au pouvoir et pour appeler la France et les Etats-Unis à négocier avec lui une sortie de crise. Contrairement au discours très violent du 22 février dans lequel il qualifiait les rebelles de ‘rats’ et promettait de nettoyer la Libye ‘maison par maison’, Kadhafi s’est contenté d’exhorter les rebelles à déposer les armes, arguant que les Libyens ne devaient pas se battre les uns contre les autres.’Nous ne pouvons pas nous battre les uns contre les autres, nous sommes une famille’, a-t-il déclaré.

Vendredi soir, le gouvernement libyen a annoncé qu’il offrait une amnistie aux rebelles de Misrata s’ils déposaient les armes d’ici mardi prochain, ajoutant qu’il contrôlait le port maritime de la troisième ville du pays. La prise de contrôle du port de Misrata par les forces de Kadhafi n’a pas été confirmée par l’OTAN.

 

L’OTAN « doit abandonner tout espoir d’un départ de Mouammar Kadhafi. Je n’ai pas de fonction officielle pour y renoncer. Je ne quitterai pas mon pays et je m’y battrai jusqu’à la mort », a déclaré M. Kadhafi dans son allocution, lors d’une cérémonie marquant le centenaire d’une bataille contre les forces d’occupation italiennes en Libye. Selon la télévision d’Etat, des avions de l’OTAN ont bombardé un site proche du bâtiment abritant le siège de la télévision publique à Tripoli, au moment où Mouammar Kadhafi prononçait son discours.

Répétant que les Libyens l' »aiment », il a affirmé qu’il était pour eux « plus sacré que l’empereur du Japon ne l’était pour son peuple ». « Je suis sacré pour le peuple libyen, je suis un symbole et un père pour eux », a-t-il martelé. « Nous sommes prêts à négocier avec la France et les Etats-Unis mais sans condition », a encore dit le dirigeant libyen. « Nous ne nous rendrons pas mais je vous appelle à négocier. Si vous voulez le pétrole, nous passerons des contrats avec vos compagnies, ce n’est pas la peine de mener une guerre », a-t-il poursuivi.

« Nous pouvons régler nos problèmes entre Libyens sans nous battre, retirez vos flottes et vos avions », a lancé le leader libyen à l’adresse de l’OTAN.
Il a en outre affirmé que les rebelles qui luttent contre ses forces « sont des terroristes qui ne sont pas de Libye, mais venus d’Algérie, d’Egypte, de Tunisie et d’Afghanistan ». « Nous les confronterons, enfants, femmes et vieillards, mais sans armes », a-t-il assuré.

Le Monde-AFP

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